Le passage de la flamme olympique dans les villes françaises limite les sorties des malades mentaux hospitalisés sous contrainte, ce qui inquiète les médecins et les directeurs d’hôpitaux pour la santé de leurs patients. Cette situation a été rapportée par Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, qui a été saisie par de nombreux professionnels de santé de tous les coins de France. Les préfets demandent aux établissements de santé de reporter les sorties de patients jugés potentiellement dangereux lors du passage de la flamme. Cette situation s’inscrit dans un contexte où les autorités mettent en œuvre un important dispositif sécuritaire en vue des JO. Cependant, pour nombre de médecins, c’est un contresens de rogner sur les libertés des patients, serait-ce au nom de la sécurité publique.
Les préfets limitent les sorties des malades mentaux lors du passage de la flamme olympique
Le passage de la flamme olympique dans les villes françaises suscite des inquiétudes chez les médecins et les directeurs d’hôpitaux pour la santé de leurs patients atteints de maladies mentales. En effet, les préfets limitent les sorties des malades mentaux hospitalisés sous contrainte lors du passage de la flamme. Cette situation a été rapportée par Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, qui a été saisie par de nombreux professionnels de santé de tous les coins de France.
Ces mesures de restriction ne durent que quelques jours, mais l’inquiétude grandit désormais pour la période des Jeux olympiques elle-même, qui durera du 26 juillet au 11 août pour la partie olympique et du 28 août au 8 septembre 2024 pour le volet paralympique. Ces dernières semaines, de Bordeaux à Nantes en passant par Mulhouse, un scénario se répète systématiquement. À chacune de ces étapes du parcours de la flamme olympique, la préfecture demande aux établissements de santé de reporter les sorties de patients jugés potentiellement dangereux.
Ces mesures s’inscrivent dans un contexte où les autorités mettent en œuvre un important dispositif sécuritaire en vue des JO. Cependant, pour nombre de médecins, c’est un contresens de rogner sur les libertés des patients, serait-ce au nom de la sécurité publique. Le psychiatre Frank Bellivier, délégué à la psychiatrie au ministère de la Santé, estime que c’est une dérive qui doit être dénoncée, car elle assimile d’office le malade mental à quelqu’un de dangereux.
Marie-Jeanne Richard, présidente de l’Unafam, association qui regroupe des proches de malades mentaux, regrette quant à elle que cette logique de principe de précaution stigmatise au maximum les personnes atteintes de troubles psychiques et marque au fer rouge les personnes concernées.






